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100 ans de santé publique à Valence grand format 100 ans de santé publique à Valence

En 1921, la Ville de Valence créait le bureau municipal d’hygiène. 100 ans plus tard, même si elle n’a aucune obligation en la matière, la Ville mène toujours de nombreuses actions pour la santé des Valentinois.

Un bureau municipal d’hygiène

Au début du siècle dernier, l’exode rural massif augmente fortement le nombre d’habitants dans les villes et a des conséquences diverses et visibles sur la santé et l’espérance de vie d’une majorité de la population : logements insalubres, alcoolisme, épidémies de diphtérie, tuberculose ou encore variole. Les activités de contrôle de la salubrité des habitations étaient exercées par le service architecture, celles de l’hygiène (contrôle de la prostitution, des maladies contagieuses,…) par la police municipale.

La loi de 1902 créant les bureaux municipaux d’hygiène dans les villes de plus de 20 000 habitants se heurte à une forte opposition des élus des villes, soucieux de leur liberté d’organisation des services et de recrutement du personnel. La mortalité de la première guerre mondiale et de la grippe espagnole (1918) entraîne une prise de conscience. Une politique hygiéniste, rendue possible par les progrès de la science, apparaît comme la réponse aux enjeux de santé de la population.

Extérieur du château du Valentin, orphelinat départemental transformé en hôpital militaire auxiliaire au cours de la première guerre mondiale Extérieur du château du Valentin, orphelinat départemental transformé en hôpital militaire auxiliaire au cours de la première guerre mondiale

Trois missions prioritaires

A Valence, il faudra attendre la fin de la première guerre mondiale pour voir la création du bureau municipal d’hygiène par un arrêté de Jean Perdrix, maire de Valence, datant du 15 juin 1920. Il est installé 3 place de la Préfecture, au rez-de-chaussée et au premier étage, avec 6 pièces « suffisamment vastes et bien éclairées », trois agents y sont affectés : un médecin directeur, un agent administratif et un agent technique.

Mis en place en 1921, il est chargé de 3 grands sujets :

  • Le suivi sanitaire des Valentinois : maladies contagieuses, vaccination, surveillance sanitaire des prostituées…
  • Le suivi sanitaire des immeubles : assainissement des immeubles insalubres, désinfections, surveillance de l’eau et des eaux usées, des denrées alimentaires, des établissements dangereux…
  • L’hygiène de l’enfance : suivi des nourrissons, visites médicales scolaires…

Un siècle plus tard : les mêmes objectifs ! La Direction de la Santé Publique, située rue du Clos Gaillard, regroupe 3 services.

  • La prévention et l’accès aux soins
  • La santé et l’environnement
  • La santé des jeunes

Hygiène et nutrition

La santé des enfants par exemple. En 1925, un règlement municipal organise les visites médicales scolaires. L’infirmière est chargée de vérifier la « propreté des écoliers ». Elle est autorisée à se rendre au domicile des élèves afin d’inspecter l’aspect sanitaire du logement et la capacité des parents à prendre soin de leur enfant. La mairie distribue des tickets pour les bains-douches, rue Digonnet. Aujourd’hui la Ville intervient en partenariat pour mener des campagnes de sensibilisation : accidents domestiques, hygiène dentaire… Mais aussi prévention de l’obésité et du diabète, alors qu’au lendemain de la seconde guerre mondiale les politiques de santé publique visaient à lutter contre la sous-nutrition (avec, en 1944, la distribution de sérum de bœuf dans les écoles pour prévenir la malnutrition).

La Revue trimestrielle ou L'intermédiaire pharmaceutique des familles de la Drôme et de l'Ardèche (1889) La Revue trimestrielle ou L'intermédiaire pharmaceutique des familles de la Drôme et de l'Ardèche (1889)

Investissement municipal

Tout au long du XXe siècle, les mairies intègrent la préoccupation de la santé publique dans leurs politiques (sociales, d’urbanisme, de distribution d’eau potable et d’assainissement, d’accès au sport pour tous).

En 1983, les lois de décentralisation transfèrent les compétences en matière d’hygiène et de vaccination aux Départements et à l’État. Toutefois, Valence a fait le choix de conserver les compétences de son bureau municipal d’hygiène, devenu Direction de la Santé publique.

Depuis 2009, la Ville de Valence est adhérente au réseau des villes santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et participe aux actions organisées nationalement. Ce réseau s’appuie sur la définition de la santé publique de 2002 : « L’ensemble des efforts par des institutions publiques dans une société pour améliorer, promouvoir, protéger et restaurer la santé de la population grâce à une action collective. »

Cette préoccupation se retrouve dans les actions portées par l’agenda 21, projet territorial porté par la Ville qui prend la forme d’un programme d’actions en faveur du développement durable, mis en place en 2019.


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