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La retraite militaire et l'homme politique

Comme son frère aîné, Victor se rallie immédiatement à Louis XVIII dès avril 1814, début de la première Restauration. Il continue d'oeuvrer dans des sphères militaires.

En Mai, il devient membre du Conseil de Guerre puis du Comité de la Guerre. Les honneurs se succèdent même s'il y est peu sensible : il est nommé Pair de France et accède au Grand Cordon de la Légion d' honneur. En 1820, il est fait Chevalier commandeur de l'Ordre du Saint Esprit (alias Le Cordon Bleu), ordre le plus prestigieux de la Monarchie .

 

Blason des Faÿ dans le Cordon bleu

 

En mars 1815, il est chargé de l'organisation des bataillons de volontaires royaux, réunis à Vincennes avant d'être admis officiellement à la retraite militaire le 18 octobre. Il devient Président du Comité de Cavalerie le 23 avril 1817 et se retrouve membre du Conseil d'Administration de l'Hôtel des Invalides, où il a passé beaucoup de temps comme patient.

Il est fait Marquis le 31 Juillet 1817 et, la même année, Grand Croix de Saint Louis (ordre honorifique récompensant les officiers catholiques, quelle que soit leur condition de naissance, les plus valeureux, ayant au moins 10 ans de présence au sein des régiments du royaume).

 

Fin janvier/début février 1819, il est nommé Ambassadeur de la France à Londres mais semble être peu à l'aise dans ce rôle. Il est vite rappelé en France pour devenir en novembre Ministre de la Guerre, dans les Cabinets d'Elie Decazes puis d'Armand-Emmanuel du Plessis de Richelieu. Il exercera cette fonction pendant deux ans, avant d'enchaîner sur celle de Ministre d'Etat, le 15 Décembre 1821 dans le cabinet de Joseph de Villèle.

On lui doit l'ordonnance du 25 octobre 1820 sur la réorganisation de l'Infanterie française ainsi que la réduction du nombre de Maréchaux (proposition acceptée par le Roi qui voulait pourtant lui accorder ce grade). De fait, il restera Général.

 

Proche de la famille royale, il veille le Duc de Berry (fils du futur Charles X, actuellement Comte d'Artois)  à sa mort le 14 février 1820 et signera l'acte de naissance de son enfant posthume né en septembre. En 1824, c'est donc naturellement qu'il suit et soutient Charles-Philippe de France devenu Roi. En 1830, il lui reste fidèle et refuse de prêter serment à Louis-Philippe. En conséquence, il ne fait plus partie de la Chambre des pairs (loi du 31 août 1830).

 

En Janvier 1822, il est devenu Gouveneur des Invalides et le reste jusqu'en 1830. A cette fonction, il oeuvra avec Mr Valérius à la création d'appareils orthopédiques pour handicapés. 

Aux vues des changements politiques, et de la fin de ses fonctions aux Invalides, il se retire alors dans son domaine à Dammarie les Lys, auprès de son épouse et sa sœur.

 

En Août 1833, il est toutefois appelé pour devenir le gouverneur (précepteur) de l'héritier du trône, Henri d'Artois, duc de Bordeaux, petit-fils de Charles X, en remplacement du Marquis de Damas. Mais le général a des problèmes de santé et ne peut voyager à Prague, où la famille vit en exil. Il soutient son adjoint désigné, pour le remplacer : le maréchal d'Hautpoul avec lequel il avait défendu les Invalides en 1830 pendant la Révolution de Juillet.

 

Il survit à son épouse, qui s’éteint le 17 juillet 1844, et décède le 11 novembre 1850 à Dammarie les Lys où il est enterré. C'est son neveu, le Lieutenant-Colonel de Maisonneuve, qui héritera ses biens, le couple n'ayant eu aucun enfant.


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